Livre du mois

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2 CORINTHIENS / Octobre 21

Après avoir écrit sa Première Epître aux Corinthiens, l’apôtre Paul envoie à Corinthe son disciple Tite (2 Corinthiens 12 :18), avec pour mission d’examiner l’évolution de l’état de l’assemblée et de recueillir les dons destinés aux frères pauvres de la Judée (2 Corinthiens 8 : 6).
Lui-même quitte Ephèse et se rend en Macédoine pour y attendre le retour de Tite, qui le rassure: les fruits de la repentance sont visibles dans l’église de Corinthe. Toutefois, les adversaires de Paul continuent de s’opposer à son ministère et à son leadership.
Cette Seconde Epître, écrite en Macédoine, moins d’un an après la première, compte parmi les témoignages les plus personnels de l’apôtre Paul qui y livre ses émotions, ses tribulations, mais aussi sa foi et sa fidélité dans la prédication de l’Evangile.

1. Dans le premier chapitre de cette épître, Paul évoque les tribulations que lui et ses compagnons ont connues, parfois au péril de leur vie. Quelle leçon de foi tire-t-il de ces épreuves ?

Paul constate avec reconnaissance que Dieu les a protégés et délivrés de grandes menaces. Ces expériences douloureuses augmentent sa confiance et celles de ses compagnons en un Dieu puissant et fidèle,  qui est et sera continuellement présent à leurs côtés.

« Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore. » 2 Corinthiens 1 : 8-10

2. Quelle doit être l’attitude de l’Eglise face à un frère retranché de l’assemblée qui se repent de ses péchés ?

Le but recherché, en infligeant une sanction à un membre de l’assemblée, est de l’amener à la repentance. Aussi, Paul exhorte-il les Corinthiens à manifester leur amour à ce « frère » qui est revenu de ses mauvaises voies et à l’encourager à demeurer dans la foi, le manque de pardon ou une rigueur excessive pouvant lui être préjudiciable et produire des effets contraires à ceux escomptés.

« Il suffit pour cet homme du châtiment qui lui a été infligé par le plus grand nombre, en sorte que vous devez bien plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive. Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui. » 2 Corinthiens 2 : 6-8

3. Paul dit aux fidèles de l’église de Corinthe qu’ils sont sa lettre de recommandation (2 Corinthiens 3 : 2-3). Comment comprenez-vous cette expression ?

Il est  de coutume encore aujourd’hui que le responsable d’une église recommande, par lettre, un fidèle qui quitte son assemblée pour aller dans une autre où il n’est pas connu. Selon Paul, les Corinthiens sont sa lettre de recommandation. Par le témoignage de leur foi, ils sont les preuves vivantes, des lettres ouvertes, de la puissance  de l’évangile que l’apôtre annonçait. Ils sont des lettres écrites par le Christ lui-même, Paul et ses collaborateurs étant les instruments que le Seigneur s’est choisis à cette fin. Cette affirmation montre une fois de plus l’importance de notre témoignage en tant que chrétiens. Nos vies doivent glorifier le Seigneur.

« C’est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. » 2 Corinthiens 3 : 2-3

4. Au chapitre 4, Paul oppose l’homme extérieur à l’homme intérieur. Que signifient ces expressions et en quoi s’opposent-elles ?

L’homme extérieur renvoie au corps humain, désigné également par le « vase de terre », par référence à sa fragilité et à sa faiblesse. Le corps humain, sous l’influence du temps et des tribulations, s’épuise et dépérit. Par opposition, l’homme intérieur, qui désigne ce qui est « interne » à l’homme, c’est-à-dire l’esprit et l’âme, se renouvelle dans la communion avec le Christ et est une source de gloire éternelle.

« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » 2 Corinthiens 4 : 16-18

5. Quelles sont les caractéristiques des vrais serviteurs de Dieu ?

Les serviteurs de Dieu doivent avant tout veiller à ne pas être un sujet de scandale, pour ne pas porter le discrédit sur le ministère. Ils doivent également faire montre de patience dans les souffrances et privations, accepter d’être méconnus, calomniés ou rejetés, et toujours manifester le attributs du Christ : pureté, bonté, amour, vérité, justice.

« Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses. » 2 Corinthiens 6 : 3-10

6. Quel est le fruit de la tristesse selon Dieu ?

La tristesse selon les hommes est destructrice et peut conduire à la mort. Par contre, la tristesse selon Dieu conduit à la repentance et par conséquent à la restauration. L’histoire de l’église de Corinthe en est une illustration. Attristée par la première lettre de Paul, elle considère ses voies, se repent et se réconcilie avec le Seigneur.

« Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m’en repens pas. Et, si je m’en suis repenti, – car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément, –je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. » 2 Corinthiens 7 : 8-10

7. Les Macédoniens sont cités en exemple dans cette épitre. Pour quelles raisons ?

Les croyants de Macédoine vivaient dans une grande pauvreté, au milieu des persécutions. Toutefois, ils faisaient preuve d’une grande générosité, donnaient au delà de leurs moyens, volontairement, avec joie et confiance en  Dieu.

« Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. » 2 Corinthiens 8 : 2-5

8. En quoi consiste la vraie libéralité ?

Paul montre que la vraie libéralité n’apporte pas seulement une aide à ceux qui sont dans le besoin. Elle constitue également une source de bénédiction pour ceux qui donnent et suscite la louange de Dieu, qui  est ainsi glorifié.

« Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre (…) Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralités qui, par notre moyen, feront offrir à Dieu des actions de grâces. » 2 Corinthiens 9 : 6-12

9. Quelles exhortations finales Paul adresse-t-il aux croyants de Corinthe ?

Ces exhortations s’expliquent par les manquements relevés dans la Première Epître. Tout en tenant compte des progrès constatés au sein des fidèles de Corinthe mais animé par la volonté de les amener à un niveau supérieur de perfectionnement, Paul leur recommande de se réjouir dans le Seigneur, de grandir dans la foi,  d’être unis, de vivre en harmonie et en paix.

« Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. » 2 Corinthiens 13 : 11

 Versets bibliques à mémoriser

 

2 Corinthiens 3 : 15-18

Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

2 Corinthiens 5 : 17

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

2 Corinthiens 9 : 7

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie.

2 Corinthiens 10 : 3- 4

Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.

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