Témoignage de Darlyn

ELECTROCUTION MORTELLE

Je remercie Jésus pour ce qu’Il a fait pour moi, non seulement sur la croix mais aussi tout au long de ma vie.
Je me souviendrai toujours de ce mois de mai 2005. C’était par un bel après-midi de dimanche.

J’étais monté sur la barrière de la maison pour capter quelques ondes à l’aide de l’antenne que j’avais moi-même fabriquée. Malheureusement pour moi, il y avait un fil électrique de haute tension qui longeait la toiture. Mon antenne n’était faite que de fer, de surcroit suspendue sur une barre métallique. Cela a permis un contact direct avec l’électricité et j’ai été électrocuté de la tête aux pieds. J’ai perdu conscience sur le champ et je me suis retrouvé à l’hôpital avec les pieds brûlés, les mains brûlées et paralysées. J’ai littéralement frôlé la mort.

Ce fut ma pire expérience de la douleur. J’ai vraiment pleuré à chaudes larmes. Je dormais peu, mon corps émettait comme des pressions répétitives. Je bougeais difficilement. J’étais constamment allongé et je redoutais chaque jour l’heure du pansement, cette heure douloureuse où je devais supporter le nettoyage de mes mains et de mes pieds. En plus de la douleur, j’ai connu  le désespoir. Alors que je regardais mes plaies, je savais que rien ne serait plus comme avant. Comme beaucoup d’adolescents, j’accordais une importance toute particulière à mon apparence physique et j’étais profondément meurtri par l’image que mon corps me renvoyait.

Mon séjour à l’hôpital a duré près d’un mois et ce n’est qu’après 4 mois que j’ai pu marcher de nouveau mais mes mains refusaient obstinément de fonctionner. Or c’était le début d’une autre année académique. Ma mère m’a ainsi suggéré de m’inscrire à l’Académie Chrétienne Elite (ACE), une école fondée sur les valeurs bibliques et le suivi individualisé, aujourd’hui dénommée El Elyön, le Dieu très haut. Elle disait que si je continuais dans le système classique, je ne pourrais pas suivre le rythme, en raison de mon handicap. C’était choquant d’écouter désormais des « Tu ne peux pas ». Des interrogations se bousculaient dans ma tête : comment ferais-je pour tenir le stylo, saisir les milliers d’objets qui m’entouraient ? Comment ferais-je pour manger?

La première année a été vraiment difficile pour moi. J’avais honte de mes jambes brûlées et de mes mains paralysées. Au bout de la deuxième année, ma main droite reprenait petit à petit son fonctionnement, même si cela ne changeait en rien mon chagrin. Il m’arrivait de pleurer en secret. Parfois, ce petit verset me montait à l’esprit: « Je puis tout par celui qui me fortifie ».

J’ai progressivement gagné en assurance. Je dois dire que mon séjour à ACE s’est avéré être plus que bénéfique et cela, au delà de toute attente ou espérance. Grâce à la philosophie de l’école, j’ai appris à repousser toujours plus loin mes limites. Sans cesse en compétition avec moi même et avec pour coach le Seigneur Jésus, je réalisais des prouesses. Après 3 années de « reformatage », j’ai dû réintégrer le système classique, tout simplement parce que l’école ACE n’offrait pas tout le cursus au niveau secondaire. Mais mes appréhensions n’ont été que de très courte durée : Le Seigneur qui avait commencé cette œuvre extraordinaire dans ma vie ne pouvait pas l’arrêter en si bon chemin. Il est Bon, Fidèle et Véritable pour quiconque se confie en Lui.

J’ai ainsi effectué un brillant parcours jusqu’à l’obtention de mon Baccalauréat. Moi, Vilain Petit Canard selon les hommes, j’ai été classé premier de mon centre d’examen ! Physiquement, je n’ai pas retrouvé ma pleine capacité : ma main gauche a toujours un souci de motricité et mes brûlures ont rendu la peau de mes pieds fragile, mais j’expérimente jour après jour le bonheur de la Présence de Christ à mes côtés.

Avec Christ, rien n’est impossible. Grâce à Lui, nous pouvons TOUT. Grâce à Lui, nous explosons les limites de l’homme ordinaire.
Oui, je puis tout par celui qui me fortifie.